Londres

The King is in London

Elvis
Le père Noël a déposé au pied du sapin 3 billets pour aller voir l’exposition Elvis at the O2. Il a du nez ce père Noël quand même. Il y a deux grands fans à la maison et une adepte. La Moulinette suit les traces de son papa et connait Blue Suede Shoes par cœur. L’adepte c’est moi. Par la force des choses au début, mais tombée sous le charme du personnage. Il faut bien avouer qu’il dégage un magnétisme incroyable et un charisme hors du commun. Si vous êtes comme moi « avant » et que vous le trouvez un peu cheesy prenez la peine de regarder quelques vidéos et vous découvrirez peut-être un personnage intemporel à l’aura encore bien présente. Vous tomberez sans doute sous le charme ou alors vous me trouverez complètement zinzin, peut-être encore sous l’effet des effluves de Champagne du réveillon de Noël.

La visite s’annonçait prometteuse. C’est la première fois qu’une exposition d’une telle ampleur a lieu en Europe.


Il fallait bien Elvis pour me faire revenir à l’O2. Je n’aime pas trop ce lieu, c’est loin, ça n’a aucun charme. La dernière fois que j’ai mis les pieds c’était pour Robert. Robert Redford, que j’ai eu la chance de rencontrer en chair et en os et même d’échanger une poignée de main, un regard et quelques mots. Pétrifiée et liquéfiée. Imagine. (lire Le jour où j’ai rencontré Robert Redford)

On ne savait pas trop à quoi s’attendre, mais on imaginait que ça allait être top. Graceland s’expose pour la première fois en Europe et à Londres de surcroit, ce ne peut être qui bien.

Voici ce que dit Angie Marchese, la directrice des archives de Graceland à propos de l’exposition:

« This is not a collection amassed from auctions; they are personal items from Graceland, where Elvis lived most of his life. The exhibition will tell the story of a music revolution that began when Elvis first stepped into a recording studio in 1954 and the lasting impact of his incredible legacy. Elvis Presley is the greatest of all music icons and these artefacts are the symbols of the man and the music that changed popular culture forever. As John Lennon said, ‘Before Elvis, there was nothing.’ »

« Our goal is to have an immersive exhibit one that really grabs the guest and draws them into the story. So we picked out artefacts that helped tell that story – pieces that really had meaning. We want the visitor to get not only Elvis the entertainer, but to see Elvis the son, the father, the friend. We want the visitor to really understand who he was and why he is still so relevant today,” she said. »

Oui, on voit tout un tas d’objets qui ont appartenu à Elvis: des photos, des costumes de scènes, des objets plus personnels, un bulletin scolaire, une boite de crayon de couleur Crayola, des bagues, les clés de Graceland, la table de billard sur laquelle il a joué avec les Beatles, sa chemise de l’armée, deux voitures… Si vous connaissez déjà bien Elvis, vous n’apprendrez pas grand chose. Si vous êtes fan, vous resterez sur votre faim. L’éclairage et l’agencement de l’exposition ne mettent pas du tout en valeur les objets. Etre plongé dans une presque pénombre et éclairer faiblement les objets n’est pas forcément la meilleure manière de mettre en valeur des objets. Je dis ça comme ça.

Le truc avec Elvis c’est qu’il plait à pas mal de monde et à des gens d’horizons très différents. Elvis est démocratique. Etonnant pour un King. Ah ah ah.
C’était d’ailleurs intéressant d’observer les gens qui venaient à l’exposition: jeunes, moins jeunes, hispters, beaux quartiers, Essex girls, touristes, middle class, et 4 connasses qui ont déballé très longuement leurs sandwiches de leur papier d’aluminium pendant « le concert ». Franchement, call me old fashioned mais je n’ai jamais compris la corrélation écran-bouffe. Certaines personnes qui dès qu’elle s’assoient devant un écran éprouvent cette irrépressible envie de s’alimenter. Le « concert » en question a lieu à la fin de l’exposition et dure environ 25 minutes; il s’agit d’un rassemblement d’extraits de concerts du King. Rien de bien folichon et aucune exclusivité, on trouve tout sur Youtube. Mais vu dans ce cadre, comme au cinéma sur un grand écran et dans une sorte de communion, cela donne un impact particulier à ces images. Sauf quand quatre décérébrées à deux rangs derrière toi sont en train de se gaver ostensiblement. Non mais déjà les meufs elles avaient prévu le pique-nique, tupperware, sandwiches papier d’alu, boisson et tutti quanti. Et quand tu as le malheur de te retourner pour voir d’où provient le bruit elles te regardent férocement genre « je suis dans mon bon droit, dégage ».  Au secours. Ah non mais attendez, laissez-moi réfléchir, si ça se trouve… Si ça se trouve c’était peut-être des sandwiches au peanut butter. Dans ce cas, ça change tout car les meufs là elle étaient en train de lui rendre un hommage en fait en dévorant leur putain de sandwich au peanut butter. Alors je m’incline, total respect.

Elvis

Donc vous avez bien compris: impressions bien mitigées sur cet expo. On est ressorti avec le sentiment qu’une fois encore le pauvre Elvis était bien exploité. Une vraie money making machine. Pour info, le prix d’un billet adulte est de £20 plus £2.75 pour les frais de dossier à la con et £10 plus £2.75 pour un enfant.

Même le souvenir shop ne m’a pas vraiment inspirée. Pourtant j’étais prête à dégainer 😉

Et on repense à la fin tragique de sa vie. On se dit qu’il était mal entouré et qu’il aurait fallu pendre ce foutu Colonel Parker (qui, lui, est mort de sa belle mort en 1997 à l’âge de 87 ans – la vie est une chienne). Que ça aurait pu être autrement et que le 8 janvier prochain Elvis aurait célébré son 80ème anniversaire dans un grand show télévisé en nous graciant de quelques notes de It’s Now or Never ou de Always on My Mind. Quel gâchis.
J’espère que là-haut il se marre bien et qu’il fait des boeufs d’enfer avec Amy.

Elvis at the O2
jusqu’au 31 août 2015

Trouble – la chanson préférée de la Moulinette

9 réponses »

  1. j’avoue, il a quelque chose de…hum hum ce garçon. Bon, je vous lis avec plaisir sans vouloir voir l’expo tout de même (ouiiiii, je reviens 5 jours à Londres en février, cte chance!!).

  2. Ah, Elvis ! si je le trouvais ringard dans mes jeunes années, j’irais volontiers le voir en concert maintenant. Hélas ! Pour l’expo, malgré ces photos si bien choisies, ce sera non. Contente de reécouter « Trouble » Bon choix La Moulinette.
    Et aussi je ne peux me retenir de vous faire part de mon merveilleux cadeau sous le sapin : un concert au Royal Albert Hall (j’en rêvais depuis des années) Ce sera Buena vista social Club. London, see you soon;
    Happy new year to you

  3. Ah, ce concert sur le ring … c’était quelque chose. J’aurai aimé pouvoir dire « j’y étais !! » . Je suis déjà toute retournée quand je regarde le DVD.
    Plus jeune, je n’étais pas plus attirée que ça mais avec l’âge ça se gâte !
    Oui, j’espère qu’il se marre bien là-haut, plus qu’en bas.

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