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Festival blues

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Quel chouette week-end. Après un presque faux départ que je raconterai dans un prochain billet me voilà dans mon vol Ryanair. Je voulais en profiter pour lire tranquillement et bien entendu ce fut peine perdue puisque le jeune-homme à ma gauche s’est royalement acheté deux Carlsberg pour mieux apprécier son expérience aérienne de cinquante minutes. Curieusement l’homme se met à parler plus fort quand il boit. Encore un mystère organique que je ne sais pas expliquer. Anyway, vol sans encombre et sans littérature. Air Coach, Grafton Street et hôtel pour y laisser ma petite valise rouge. J’ai ensuite filé au coach house de Dublin Castle pour retrouver les copines et bosser sur le Franco Irish Literary Festival.
J’adore cet événement. A l’époque où j’habitais Dublin c’était vraiment agréable d’y participer et cela donnait lieu à de franches rigolades et à des rencontres aussi étonnantes que passionnantes. Je me demandais si cela allait être la même chose cette année vu que je n’avais pas participé aux préparatifs et que je n’avais pas revu la plupart des copines depuis un petit moment. Aucun souci, on reprend les mêmes et on recommence.

Le thème cette année était celui du secret: secrets d’amour, secrets d’enfance et de famille, on-dit et commérages, politique et société. Vaste programme.
Les auteurs invités cette année étaient Sorj Chalandon, Nicolas Fargues, Dominique Fernandez, Frédéric Ferney, Philippe Grimbert et Camille Laurens pour la France, Dermot Bolger, John Boyne, Anne Enright et Patricia Nolan pour l’Irlande, David Park pour l’Irlande du Nord, Juan Gabriel Vasquez d’Espagne, Evelyn Schlag d’Autriche, Pedro Serrano du Mexique et Louis Gauthier du Québec.

Des rencontres intéressantes, des panels de discussion rondement menés, des débats bon enfant. Pas de polémique. Si polémique il devait y avoir, celle-ci a été sagement repoussée comme un mouvement de main presque hautain.
Des auteurs, je me souviendrai aussi du moins sympathique de tous. Celui qui a refusé la discussion sur le livre de l’autre, sur des tons de « comment osez-vous écrire sur sur mon pays, mes guerres, mon peuple, vous pauvre Français qui même si vous savez, vous ne pouvez certainement pas comprendre – comment osez-vous? ». Quelle froideur, quelle rigidité. Pourtant je lui ai trouvé un certain humour, cynique et sec. L’humour des gens discrets, mais assassins. Il est l’auteur qui a critiqué les « petits » journalistes et cette nouvelle forme d ‘expression qui est le blog. « Blog yourself to death » qu’il a dit. J’ai trouvé cela plutôt drôle et j’ai même souri. Mais je n’ai pas aimé son dédain constant pour tout ce qui n’était pas lui.
C’est marrant que je parle de lui tiens, car s’il y a bien un auteur qui a été discret lors du festival c’est lui. Vous avez deviné son nom?

J’ai acheté quelques livres de Sorj Chalandon, Nicolas Fargues, Philippe Grimbert et Camille Laurens.
Le seul auteur que j’avais lu avant le festival était Nicolas Fargues.

Quand est venu le moment de repartir dans ma sombre Angleterre j’avais des souvenirs plein la tête: la mie de pain boulette party à l’ambassade de France (anthologie et collector car la belle résidence is for sale), la joie des dédicaces -soupir, le phénomène Nicolas Fargues, les retrouvailles avec Véro, Cécile, Sofi, Hélène, Aude, Françoise, Christine and the gang, la pintade du quatrième, les fou rires pendant la pièce de théâtre pompeuse à souhait – dont la réplique la plus glorieuse fut: « tu me la mets », les blagues avec Chalandon, un académicien très mal habillé, el Pedro, les marchandes de fleurs de Grafton Street, le moment trop court à Café en Seine, marcher dans Dublin et retrouver des visages familiers, les mouvements de micro de JP, la journaliste du Irish Times telle que je l’imaginais, les rues très animées le soir… and so much more.

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9 réponses »

  1. Eh ben dis donc, quel programme 🙂 Ca me fait revoir mon idée du festival. Il faudra que j’essaie l’année prochaine 🙂

  2. et bien vrai c’est carrément super des journées aussi bien remplies surtout si ça permet de retrouver les amies.Bon retour alors à la vie de tous les jours.

  3. Back to your cloudy Yorkshire… Poor girl! I have sympathy for you!As-tu vu le « TWIN » dans tes promenades Graftoniennes?Oui, un passage trop court au Café en Seine mais de qualité (j’y étais, ahahah).Come back soooonnnnn ti-papoute!BisousSofi

  4. @ Estelle: c’est dommage que tu aies laissé passer le festival. C’est un événement super sympa et la possibilité de rencontrer des gens bien… comme moi!Marguerite-Marie: yes, yes yes et yes! Vivement la prochaine.@ Sofi: le TWIN, mdr. Non je n’ai pas vu le TWIN. J’en ris encore tiens. Je reviendrai baby. I’ll be back.@ Kookie: ouais je sais, mais c’est la seule liaison entre Leeds et Dublin. Je ne vais quand même pas passer par Paris pour prendre Air France pour rejoindre Dublin. Au fait, tu fais des rotations sur Dublin de temps en temps?Je tenais à te rassurer: les écrivains sont rentrés à Paris avec Air France.

  5. Mais alors, c’était qui cet écrivain tout imbu de sa ptite personne?An Irish one?Que je n’achète pas ses livres ;-)!

  6. Je me doute, je me doute 😉 Next time qu’il y a un festival auquel tu participes, fais signe, cela sera l’occasion de prendre un café.

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